Famille des Loranthacées

Gui | 

Famille Type Durée de vie Taille Milieu Floraison
Loranthacées arbrisseau (sous-arbrisseau persistant) 40 à 100 cm sous-bois mars à mai

Présentation

Voilà une plante qui est plus facile à voir l'hiver que l'été...normal, le gui habite principalement sur les arbres aux feuilles caduques, alors que ses feuilles sont vertes toute l'année. Cette caractéristique lui a valu d'être considéré par les Celtes comme magique et d'être un symbole de longévité. Donc l'hiver venu, si vous levez la tête, vous pourrez l'observer parmi les branches dénudées des arbres. Vous vous demandez peut-être ce qu'il fait aussi haut perché, et bien ce n'est pas pour profiter de la vue, mais pour sucer la sève de son hôte... en effet cet aimable végétal est une sorte de vampire ou plutôt un demi-vampire... car il se nourrit en partie lui-même en effectuant la photosynthèse, certains disent même que le gui rétrocède une partie de sa nourriture à son hôte, l'hiver venu.

Reconnaissance

Boule verte accrochée sur les arbres. Les feuilles sont vertes et ne tombent pas quelle que soit la saison (persistantes). Elle porte de petites boules blanches qui sont ses fruits (baies). La ramification des tiges semble fonctionner sur une suite numérique 1, 2,4 : on a l'impression que chaque tige se divise en deux et ainsi de suite. Risque de confusion avec le Loranthus europaeus à feuilles caduques et du midi de l'Europe.

Propriétés médicinales

Les parties vertes ont une action hypotensive* (plus ou moins forte suivant qu'il s'agisse du gui du poirier du pommier ou du sorbier...sont également répertoriées des propriétés diurétiques et antispasmodiques* ; aurait été utilisées à ce titre contre l 'épilepsie depuis l'antiquité et dans l'asthme convulsif. En usage externe, les baies et les feuilles ont été employées en cataplasme contre les douleurs de goutte ; le gui d'aubépine aurait été utilisé en bains contre les engelures.

Phytothérapie

Partie utilisée : feuille vert jaunâtre a l'état sec. Action : toxique à haute dose, le gui est hypotenseur* et diurétique. Utilisation : comme hypotenseur en infusion ou décoction ; entre également dans la composition de spécialités. Est également utilisé en homéopathie ; existe en teinture mère*.

Tradition

Les druides prêtaient au gui du chêne qui est très rare des vertus magiques. Mais selon Fournier, il s'agirait d'une autre espèce, le Loranthus europaeus.

Curiosités

Les oiseaux sont très friands des baies, un proverbe latin dit même que la grive sème la glu qui permet de la capturer (Plaute cité dans Bonnier). Cela est d'autant plus vrai que l'on s'est servi pendant longtemps de la glu pour capturer de petits oiseaux. Les anciens s'en servaient également pour préserver la vigne des chenilles. Le gui provoque des tares dans le bois de ses hôtes : "bois guité".

Usages divers

Les fruits servaient à fabriquer la glu. Selon d'autres c'est à partir de l'écorce que l'on fabrique la glu : à partir de l'écorce du houx et parfois de l'écorce du gui dans (encyclopédie Larousse).

Botanique:

Fleur: Les fleurs sont très petites, groupées en glomérules jaunes-verdâtres terminaux, à l'aisselle des feuilles.

Couleur : vert

Fruit : Baie blanche, visqueuse.

Tige : Ramification faussement dichotomique car parfois plusieurs rameaux partent d'un même point. Les rameaux sont verts, ronds, cassants et glabres.

Feuille: Coriaces, opposées par deux, sessiles*, d'un vert jaunâtre.

Partie souterraine: N'a pas de racines, mais des suçoirs qui s'insinuent entre le bois et l'écorce de l'hôte.

Autres noms

Français : Glu, vert de pommier, bois de la sainte croix, verquet.

Nom anglais : Misteltoe, masslinn,

Nom allemand : Mistel, Laubholz-Mistel

Nom italien : Vischio, guastrice, vuschio bianco, pania, scoaggine

Nom espagnol : Muérdago, liga, tiña, liria, visco

Etymologie : Viscum du latin viscus : glu (tirée du mucilage des baies).

Origine : Europe, Asie

Protection

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